Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 82

Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903

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1porains des premiers Amati, sont les véritables fondateurs de la lutherie artistique lorraine et par conséquent de la future école française. Ces instruments des premiers maîtres ont été confondus, et nous en avons entendu donner les preuves par les anciens maîtres luthiers tels que Vuillaume, Chanot père, Charles Jacquot et autres, avec les instruments des Amati, dont ils avaient absolument les formes et le vernis, à tel point que plusieurs de ces violons furent, dans la suite, marqués au nom d’Amati, à cause de la réputation plus étendue des maîtres italiens. D’ailleurs, un des Médard fut appelé à Paris par Amati pour l’aider à confectionner les instruments de la chapelle de Charles IX. Ces instruments, dont quelques spécimens se voient encore, notamment celui qu’un de nos luthiers avait exposé à l’Exposition rétrospective et centennale en 1900 à Paris, et celui qui appartient à MM. Snoëck fils à Gand, sont du reste décorés aux armes de France. Les Médard ont plusieurs fois exécuté à Nancy, dans la suite, plusieurs instruments décorés de peintures, tel Nicolas Médard, et le violon orné que nous avons acquis pour notre collection et qui figurait aussi à l’Exposition rétrospective de 1900. Nous voyons donc, dans les archives de Nancy, Claude Ier Médard mort avant 1597, puis Poiresson Médard, mort avant 1612; Melchior et Nicolas Ier, morts avant 1628.
3Médard (Claude II), de Nancy, fils de Claude Ier, qualifié menuisier ou uthier. Fut le chef d’une nombreuse famille, dont plusieurs membres exercèrent l’art de la lutherie, qu’il leur avait certainement appris. La qualification de menuisier dans ces actes de l’état civil ne doit pas être prise à la lettre; il était d’usage de désigner ainsi tous ceux qui travaillaient le bois, qu’il s’agisse d’instruments ou d’autres objets de cette matière; du reste la qualification de luthier n’apparut à Mirecourt, dans les registres de la ville, qu’en 1738. Ainsi, un des fils de Claude II, Henry, est qualifié faiseur de violons, dans l’acte de mariage daté à Nancy, du 28 octobre 1620.
5Claude II eut beaucoup d’enfants : deux filles, Catherine, mariée le 15 avril 1614, à Nancy, à Claude Durand; Françoise, mariée en cette même ville le 16 mars 1616 à François Gaire. Il eut aussi plusieurs fils, parmi lesquels : 1° Henry Ier Médard, faiseur de violons; 2° Nicolas II Médard, façonneur de violons; 3° Claude III; 4° François Ier; 5° Jean; 6° Louys; 7° Baptiste et 8° Anthoine. On pense que Claude II eut encore un autre fils, qui serait Sébastien Médard, et qui habitait Paris en 1636, époque de sa mort, pendant son procès.
7nale et rétrospective de 1900, à Paris, est orné de superbes peintures aux armes du duc de Lorraine, Charles IV. Ce violon avait été construit pour la musique de la chapelle ducale.

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