Scan 92
Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903
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1Pierrard (Nicolas), luthier à Mirecourt en 1760.
2Reg. des contribuables. Mirecourt.
4Picard (Nicolas), luthier à Mirecourt de 1747 à 1779; indigent en 1777.
6Picquand (Nicolas), luthier à Mirecourt, porté sur les registres des contribuables de 1751 à 1773.
8Pidolet (François), luthier à Nancy, est parrain, le 15 janvier 1737, paroisse Saint-Roch, à Nancy, du fils de Nicolas de Labbaye.
10Pierre (Antoine), luthier à Mirecourt en 1758.
11Reg. des contribuables. Mirecourt.
13Pierre (Jean-Etienne), luthier en 1760 à Mirecourt, mort en sa ville natale le 26 juillet 1784. Ses violons, faits en l’air, sans modèles, sont très rares et très bons. Les voûtes sont un peu bombées, leur teinte un peu brunâtre, recouverte d’un vernis à l’alcool, des épaisseurs assez fortes. Les initiales I. E. P. sont marquées au feu, au talon.
14Reg. des contribuables. Mirecourt.
16Pierre (Nicolas-Etienne), luthier à Mirecourt en 1766.
18Pierre (Jean-Nicolas), luthier à Mirecourt en 1779.
20Pique (François-Louis), luthier lorrain, né à Roret, près Mirecourt, en 1758, se fixa à Paris vers 1777 ou 1778. Mais avant il fit son apprentissage chez Saunier, à Mirecourt. Il demeurait d’abord, étant à Paris, en 1779, rue Coquillière, au coin de la rue du Bouloy, puis, de 1787 à 1789, rue Plâtrière, vis-à-vis l’hôtel de Bouillon, et enfin au n° 36 de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, au coin de la rue des Deux-Ecus.
22Sa lutherie était bien faite, le bois bien coupé et le vernis d’une belle teinte rouge, à l’huile, tirant un peu sur le brun, mais quelquefois un peu épais. Il est avéré que Pique eut quelquefois recours au talent de Nicolas Lupot, d’après les lettres appartenant à M. E. Gand et publiées par M. Constant Pierre 1 dans son intéressant travail sur les facteurs d’instruments de musique. Nicolas Lupot lui fit non seulement quelques violons en blanc avec imitation, mais lui céda aussi de son vernis, Pique alléguant, ce qui pouvait être bien exact, que par suite de sa mauvaise installation à Paris, il ne pouvait faire lui-même, en ce moment, son vernis. Picque acquit une réputation que consacre le fameux violoniste Spohr, dans sa méthode de violon, se retira vers 1816 et mourut à Charenton-Saint-Maurice en 1822. Il fit aussi certains cistres et théorbes dont on voit un spécimen au musée du Conservatoire de Paris.
24Catalogue 1884, n° 221.
261 P. 127, 128 et 129.
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