Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 109

La lutherie et les luthiers, 1889

16 lines. Read by computer on 27 September 2026. Printed page 61. See the scan on archive.org.

1singulière, le chevillier à tête de cheval, absolument comme les deux premières. Un vrai bijou.
3On m’a affirmé qu’il existe une autre basse de viole de l’auteur, dont le fond, incrusté comme celui des trois autres ci-dessus mentionnées, serait l’original sur lequel Wœriot aurait pris les éléments du portrait de l’auteur publié en 1562, avec cette légende ainsi disposée :
5Viva fui in sylvis ; sum
6dura occisa securi.
7Dum vixi, tacui, mortua
8dulce cano¹.
10Existe-t-il d’autres instruments du maître ? Des violes, peut-être ; quant aux nombreux violons qui courent le monde sous son nom, ils sont apocryphes, et je conseille aux amateurs d’être prudents dans l’achat de ces pièces trop curieuses, qui, suivant moi, sont toutes fausses sans exception.
12A l’époque où Duifffoprugcar travaillait, le violon commençait à peine à naître ; son nom même était inconnu en Italie jusqu’en 1533², et en France jusqu’en 1550 ; ce luthier n’a donc pas fait de violons, parce que, de son temps, l’instrument n’existait encore qu’à l’état rudimentaire et que ses formes n’étaient pas encore arrêtées.
14¹. L’auteur de cette épigraphe fait parler la viole qui dit, en faisant ingénieusement allusion au bois dont elle est construite : « J’ai été vivante dans les forêts. La hache cruelle m’a tuée. Vivante, j’étais muette ; morte, je chante doucement. »
15². Fétis, A. Stradivari; Paris, 1856, p. 46.

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