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Scan 21
La lutherie et les luthiers, 1889
13 lines. Read by computer on 30 September 2026. Printed page 5. See the scan on archive.org.
1dans cette charge¹, dont il fut le dernier titulaire, l’un des premiers actes de son autorité fut de lancer une ordonnance ainsi conçue :
3« Comme il seroit également impossible et opposé aux projets de la communauté, pour la perfection des arts qui en font l’objet, d’y comprendre un certain nombre de gens sans capacité, dont les talents sont bornés à l’amusement du peuple dans les rues et dans les guinguettes, il leur sera permis d’y jouer d’une espèce d’instrument à trois cordes seulement, et connu sous le nom de rebec, sans qu’ils puissent se servir d’un violon à quatre cordes sous quelque prétexte que ce soit. »
5Le rebec cessa d’exister ; mais, comme on le voit, il avait été encore en usage en France dans le courant du xviiie siècle. Depuis lors, sa disparition a été si complète que je n’ai pu en découvrir un seul spécimen dans les collections publiques ou privées. Le musée instrumental du Conservatoire de Paris en possède une copie exacte faite par J.-B. Vuillaume, pièce très intéressante pour l’histoire de l’art instrumental². (No 119 du cat.)
7Occupons-nous maintenant du Violon.
9La première question à poser dans le sujet que je vais traiter est celle-ci : A quelle époque le violon a-t-il paru ? La seule réponse possible, suivant moi, peut se formuler ainsi :
111. Aucun roi n’avait été nommé depuis 1657.
122. Ce rebec, fait de la main de J.-B. Vuillaume, en 1873, a été offert par lui au musée du Conservatoire, au mois de juillet de cette même année.
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