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Scan 26
La lutherie et les luthiers, 1889
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1d’Utrecht, cinq violons renfermés dans leur étui, pour la somme de soixante-douze livres, et on paraissait dès lors prendre grand souci de la qualité des instruments : on les faisait essayer par un joueur de profession, avant de terminer le marché; et il en coûtait six livres, tant pour l’essai que pour le vin bu à l’occasion de l’achat¹.
3En Angleterre, nous le trouvons, en 1571, dans la musique de la reine Élisabeth; il y avait, à cette époque, sept violons dans la bande royale².
5Le violon a conquis ses titres de noblesse, et sa réputation est faite : les peintres italiens commencent à lui faire les honneurs de leur atelier; et si Paul Véronèse, ainsi que plusieurs autres grands artistes de l’époque, ne nous l’offrent pas dans son parfait modèle, nous le trouvons cependant avec tous les détails de ses formes nouvelles chez un de leurs contemporains.
7Jacobo da Ponte nous en donne un charmant spécimen dans ses Noces de Cana, tableau peint probablement avant celui de Paul Véronèse sur le même sujet, c’est-à-dire vers 1555³.
9¹. « Recherches sur les facteurs de clavecins et luthiers d’Anvers depuis le xviè siècle, » par le chevalier Léon de Burbure. (Bulletins de l’Académie royale de Belgique, 2e série, t. XV, 1863, p. 361.)
10². « The first mention of violins in the royal band occurs in the year 1571: « Item, to the vviolons beeing vij of them, every one at 20d per diem for their wages, and L. 16, 2 s. 6d for their lyveries. In all per annum L. 325, 15 s. » (R. North’s memoirs, London, 1846.)
11³. Le tableau de Paul Véronèse a été peint en 1563. L’auteur, né en 1530, avait donc alors trente-trois ans. Jacobo da
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