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Scan 260
La lutherie et les luthiers, 1889
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1« Elle avait pour habitude, dit Heuxner¹, d’être régalée pendant son dîner par douze trompettes, deux timbales, accompagnées de fifres, de cornets et de tambours, faisant résonner la salle pendant une demi-heure. »
3La carrière brillante de l’Angleterre fut dans son plein à l’époque des violes introduites par un Italien, Alfonso Ferabasco, pendant la seconde moitié du XVIe siècle² et dont l’usage devint général au commencement du XVIIe siècle; chaque famille où la musique était en honneur possédait un jeu (a chest) de ces instruments, se composant de deux dessus, deux ténors et deux basses. Les anciens Madrigals, morceaux chantés à plusieurs voix, qui avaient fait les délices du siècle précédent, furent abandonnés et remplacés par les Fantaisies, pièces à plusieurs parties écrites pour violes.
5De nombreux compositeurs-violistes excellèrent dans ce genre : William Byrd, Alfonso Ferabasco, William White, Thomas Ravenscroft, Th. Lupo, G. Coperano et beaucoup d’autres se firent une grande réputation avec ces sortes de compositions pour violes, et portèrent très haut la réputation de l’Angleterre. Jean Rousseau, l’un des plus habiles violistes français de la seconde moitié du XVIIe siècle, écrit les lignes suivantes, et qu’il avait été forcé de lui donner la palme : « She enquired whether my queen or she played best : in that I found myself obliged to give her the praise. » (Lord Melvil’s Memoirs. 2e edition, Edinburgh, 1835.)
71. Burney, A general history of music, tome III, page 143.
82. Maugars, célèbre joueur de viole, E. Thoinan. Paris, 1865, — in-8° de 43 pages.
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