Books › La lutherie et les luthiers, 1889 › scan 261
Scan 261
La lutherie et les luthiers, 1889
12 lines. Read by computer on 27 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1vantes dans son traité sur la viole publié à Paris en 1682 :
3« Cependant, il faut avouer que la viole paroit un instrument assez nouveau en France, parce qu’il y a peu de temps qu’elle y est estimée. Elle a passé des Italiens aux Anglois, qui ont commencé les premiers à composer et à jouer des pièces d’harmonie sur la viole, et qui en ont porté la connaissance dans les autres royaumes¹. »
5La vogue des violes dura en Angleterre jusqu’au commencement du règne de Charles II, époque à laquelle l’introduction du violon dans la musique de la cour commença une ère nouvelle.
7Ce que je viens de dire de la supériorité des violistes anglais pendant une période de plus d’un siècle, peut s’adapter également aux luthiers, qui se distinguèrent d’abord d’une façon remarquable dans la facture de ces instruments : John Ross, Aldred, Baines, John Baker, Bolles, Henri Jaye, Richard Meares, Light, William Turner, Barak Norman, ont laissé des instruments renommés.
9La transition opérée vers 1660 dans les habitudes musicales de l’Angleterre n’eut pas une mauvaise influence sur les travaux des facteurs d’instruments. Le violon et ses dérivés trouvèrent pendant tout le xviiiie siècle de nombreux luthiers habiles à maintenir leur art à un niveau très respectable, et je ne crois pas
11¹. Simpson, célèbre violiste anglais, avait déjà publié en 1659 une méthode de viole intitulée : The division violist or an introduction to the playing upon a ground, by Ch. Simpson. London 1659.
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.