Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 262

La lutherie et les luthiers, 1889

14 lines. Read by computer on 27 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.

1être en dehors de la vérité en affirmant que, pendant une grande partie du xviii e siècle, l’Angleterre fut, après l’Italie, le pays où se construisirent les meilleurs spécimens de lutherie. On rencontre encore aujourd’hui de nombreux violons dont la facture et l’apparence se rapprochent sensiblement de l’école italienne; beaucoup courent le monde avec les marques les plus pompeuses, et trouvent, grâce à un baptême illégitime, des amateurs confiants et satisfaits. Cette supercherie, déjà vieille dans le commerce des instruments à archet, est une des causes très sérieuses ayant empêché la réputation des violons anglais du xviii e siècle de s’établir sous son véritable caractère.
3La grande renommée de la lutherie italienne, et la vogue dont elle commença à jouir en Angleterre dès le xviii e siècle, contribuèrent largement à former le goût des luthiers de ce pays.
5A peine Antonius Stradivarius venait-il de mourir, que le violon de Crémone était déjà le favori des amateurs anglais :
7Fiedling, en discourant sur les aspirations de certains amours sensuels, disait vers le milieu du xviii e siècle :
9« …for how much sœver we may be in love with an excellent sirloin of beef, or bottle of Burgundy; with a damask rose, or cremona fiddle… 1 »
11L’amour pour le violon de Crémone a toujours été en augmentant depuis lors chez nos voisins, et ils
131. The history of Tom Jones, a foundling, by Henri Fiedling Esqre (1707-1754). London, James Cochrane et Co 1831, vol. 1 st, p. 442.

The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.