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Scan 263
La lutherie et les luthiers, 1889
10 lines. Read by computer on 27 September 2026. Printed page 171. See the scan on archive.org.
1possèdent aujourd'hui, les collections les plus rares en ce genre; hommage mérité, rendu à des chefs-d'œuvre incontestés, mais dont le résultat final fut l'abandon complet de la facture des instruments, pour le commerce exclusif de la lutherie italienne : cela est à regretter, car il ne manque pas dans le Royaume-Uni d'hommes habiles et laborieux, qui auraient pu apporter un appui valable à cet art charmant, cultivé encore par des ouvriers de grand talent, dans les autres pays de l'Europe.
3Il y a malheureusement des motifs assez sérieux à cette abstention; le principal se rencontre dans le peu de bénéfice réalisé par la facture artistique des instruments neufs; la machine et la production hâtive et sans soin établissent une concurrence redoutable, même pour le violon!
5Un marchand, en vendant un quatuor d'A. Stradivari, gagnera en un instant le bénéfice de deux années de travail d'un artiste laborieux! Cela n'est pas toujours avantageux pour l'acheteur, et encore moins pour l'art, mais le vendeur fait incontestablement une bonne opération.
7Loin de moi l'idée de médire de l'ancienne lutherie italienne, je suis un admirateur sincère de tous ces grands maîtres auxquels nous sommes redevables de tant de chefs-d'œuvre; ne devons-nous pas cependant songer non seulement à l'avenir, mais encore au présent immédiat? Comment se désintéresser de cette question lorsque les instruments de l'ancienne école italienne ont atteint les prix auxquels nous les voyons aujourd'hui?
9Il est un seul moyen de sortir de cette impasse
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