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Scan 297
La lutherie et les luthiers, 1889
16 lines. Read by computer on 27 September 2026. Printed page 197. See the scan on archive.org.
1pons, Véron, etc., même les Médard, nous sont pour ainsi dire inconnus dans leurs œuvres ; et cependant ils n'étaient pas sans mérite.
3Après les luthiers dont je viens de parler, il y a un progrès assez sensible : François Médard, qui travailla, dit-on, à Crémone dans l'atelier d'A. Stradivari, Jean et Nicolas Médard, furent de bons ouvriers. Les Médard travaillèrent de 1680 environ jusqu'en 1715 ; leurs violons, qui sont généralement d'un petit patron, se font remarquer par la beauté de leur vernis.
5Vinrent ensuite :
7Jacques Boquay, dont les étiquettes sont datées de 1709 à 1735 environ. Instruments bien faits ; les violoncelles, surtout, sont de bonne apparence et ont souvent une bonne sonorité.
9Claude Pierray, contemporain de Boquay : même genre de lutherie que le précédent. Il a laissé beaucoup de violons et de basses : ce sont des instruments bien faits.
11Nous rencontrons à la même époque, à Mirecourt, Jean Vuillaume, dont j'ai eu l'occasion de voir un violon de 1718. Lutherie ordinaire, tête sculptée ; les filets peints, les tables et les coins ornés d'un petit dessin noir courant autour de l'instrument vernis jaune léger. En résumé, sans valeur aujourd'hui, mais très intéressant.
13Après Boquay et Pierray vinrent : Champion, Guersan, Gaviniès, Salomon, Claude Boivin, Benoist Fleury, les Louvet, Paul Grosset, Panormo, Fent, L. Renaudin, etc., etc.
15La lutherie française du xviiiie siècle jusqu'en 1789 est loin d'être sans mérite, elle est d'une bonne facture
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