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Scan 303
La lutherie et les luthiers, 1889
8 lines. Read by computer on 27 September 2026. Printed page 199. See the scan on archive.org.
1est sorti de ses mains un air de famille auquel il est impossible de se méprendre. La grande force de Lupot a été sa connaissance très sérieuse des grands maîtres italiens : Stradivarius lui servit de type; il ne pouvait pas en prendre de meilleur.
3Charles-François Gand, élève distingué de Lupot et son gendre, lui succéda en 1824; il a laissé un assez grand nombre d'instruments estimés; il se distinguait particulièrement par la connaissance approfondie qu'il avait des instruments italiens.
5Autour de Gand vinrent se grouper : Chanot, l'un de nos luthiers les plus habiles et qui avait une capacité de premier ordre pour la réparation ou les modifications à apporter aux anciens instruments; Bernardel, qui a laissé beaucoup d'instruments bien faits et d'une bonne sonorité, Thiboust, Maucotel, Rambaux, Mennégand, C. Henry, Miremont, Germain à Paris, Jeandel à Rouen, Lapaix à Lille, Silvestre à Lyon, Simonin à Toulouse, Derazey, Grandson fils, Gaillard à Mirecourt, tous luthiers de mérite dont le nom figure honorablement dans les récompenses accordées par les jurys des expositions internationales inaugurées par l'Angleterre.
7Mais parmi tous ces hommes de talent, il en est un dont je n'ai pas encore prononcé le nom, et qui restera l'une des gloires les plus brillantes de la lutherie française au xixe siècle. Je veux parler de Jean-Baptiste Vuillaume, auquel je consacre une longue notice biographique à la fin de ce chapitre.
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