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Scan 310
La lutherie et les luthiers, 1889
19 lines. Read by computer on 27 September 2026. Printed page 206. See the scan on archive.org.
1BERGÉ. — Il existe sous ce nom une vieille organisée, au musée du Conservatoire de Paris (n° 131 du catalogue), avec l’indication suivante gravée au fond :
3Bergé, à Toulouse, 1771.
5BERNARDEL (SÉBASTIEN-PHILIPPE). — L’un des luthiers français les plus distingués de notre époque. Né à Mirecourt en 1802. Après avoir fait son apprentissage dans sa ville natale, il vint à Paris en 1820 et entra comme ouvrier chez Nicolas Lupot et ensuite chez Gand père. Il quitta la maison en 1826 pour s’établir à son compte. J’ai eu l’occasion de voir un violon fait par Bernardel après sa sortie de chez Gand et qui atteste déjà, par sa belle facture et sa bonne sonorité, un talent de premier ordre. L’instrument porte l’étiquette suivante écrite de la main de Bernardel lui-même :
7Bernardel, luthier,
8ex-ouvrier du s° Lupot,
9rue Coquillière, n° 44, à Paris,
10l’an 1826. (Pl. xx.)
12C’est peut-être le premier violon de Bernardel portant sa signature.
14Bernardel exerça seul sa profession de 1826 à 1859; à cette époque il s’associa ses deux fils Ernest-Auguste et Gustave-Adolphe, et la maison devint Bernardel et fils.
16Bernardel père se retira en 1866.
18M. Eugène Gand s’associa alors avec les deux frères Bernardel, et les deux maisons Gand et Bernardel
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