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Scan 323
La lutherie et les luthiers, 1889
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1CHANOT (GEORGES). — Frère du précédent. Né à Mirecourt le 26 mars 1801, l’un des luthiers les plus habiles de l’École française de notre époque. Après avoir fait son premier apprentissage dans sa ville natale, il vint à Paris en 1819, et entra chez son frère pour travailler à la facture des violons d’un nouveau modèle, pour lesquels ce dernier avait obtenu un brevet en 1817. L’année suivante, il entra chez Clément, l’un des bons luthiers du temps. En 1821, il fut engagé chez Gand, qu’il quitta en 1823 pour s’établir à son compte rue Oblin, près de la Halle au blé. Il demeura successivement place des Victoires, 1825-1828; passage Choiseul, 1828-1837; rue de Rivoli, 1837-1848; et enfin quai Malaquais.
3Georges Chanot joignait à une science approfondie de son art une connaissance hors ligne des anciens instruments italiens, dont il avait fait une étude spéciale.
5Il a fait des instruments neufs qui se distinguent par leur belle facture et leur bonne sonorité; mais il excellait surtout par une grande habileté de main dans la réparation des anciens instruments.
7Artiste enthousiaste, il avait su communiquer aux siens le feu sacré : lors de l’Exposition de Paris en 1827, on fut très surpris de voir figurer parmi les produits de la lutherie française un violon remarquable fait par une dame, et cette dame était Mme Chanot¹ : c’est un fait probablement unique dans l’histoire de la lutherie.
9¹. Description d’un violon historique et monumental, par Cyprien Desmarais. A Paris, chez Dentu, au Palais-Royal, 1836, brochure in-8° de 37 pages.
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