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Scan 343
La lutherie et les luthiers, 1889
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1de la même rue (pl. xxiii), où il habita jusqu’à sa mort, arrivée en 1845.
3Élève et gendre de Lupot, il lui avait succédé en 1824.
5Charles-François Gand suivit les traditions de son maître et apporta dans ses travaux le même soin et les mêmes aptitudes. Il vivait à une époque où les œuvres de lutherie étaient encore personnelles. Lupot ne laissa jamais sortir de son atelier un instrument qui ne fût entièrement fait de sa main : ainsi opérait C.-F. Gand.
7Les luthiers de cette époque étaient de rudes travailleurs ; tous les instants qui n’étaient pas consacrés aux soins de leur commerce les trouvaient assis devant l’établi traditionnel ; aussi les œuvres de ces maîtres habiles conservent-elles leur caractère absolument particulier. Lupot avait été chargé de faire des instruments pour la chapelle royale, mais la mort ne lui ayant pas permis d’y mettre la dernière main, Ch.-F. Gand les termina.
9Ces beaux spécimens de lutherie, dont plusieurs avaient été détériorés en 1830, lors de l’envahissement des Tuileries, furent malheureusement anéantis en 1871, par l’incendie du palais.
11La lutherie de C.-F. Gand mérite, à tous égards, la réputation qu’elle s’est acquise : main-d’œuvre soignée, patrons élégants, belles fournitures, vernis rouge brun, un peu épais peut-être, mais auquel la patine du temps imprime un cachet qui fait penser à certains vieux maîtres italiens.
13C.-F. Gand n’était pas seulement un luthier de premier ordre pour la facture des instruments neufs ;
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