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Scan 344
La lutherie et les luthiers, 1889
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1il joignait à ces qualités éminentes la connaissance approfondie de l’ancienne lutherie italienne, et, à cet égard, ses jugements étaient sans appel.
3Il laissait en mourant deux fils :
51° CHARLES-ADOLPHE, né à Paris le 11 décembre 1812, décédé le 24 janvier 1866.
6Élève de son père, il lui avait succédé en 1845. Comme ses prédécesseurs, il fut nommé luthier de la musique du Roi et du Conservatoire, et plus tard de la chapelle de l’Empereur. Il a fait peu d’instruments neufs, mais ceux qu’il a laissés sont de belle facture et portent sa marque personnelle.
8En 1855, à l’occasion de l’Exposition universelle, il s’associa son frère Eugène, dont je vais parler, et la maison Gand frères remporta la médaille de première classe (pl. xxiv).
102° EUGÈNE. — Né à Paris le 5 juin 1825. Tout en se livrant à l’étude de la lutherie sous la direction de son père et de son frère, M. Eugène Gand suivait avec succès la classe de violon faite par Baillot au Conservatoire, et la quitta à la mort du professeur, en 1842.
12Lorsque son frère mourut en 1866, il s’associa à MM. Bernardel frères, et la nouvelle maison Gand et Bernardel frères s’établit rue Croix-des-Petits-Champs, n° 21.
14En 1883, les ateliers furent transférés passage Saulnier, 4, où ils existent aujourd’hui.
16M. Eugène Gand, en s’associant premier en nom avec MM. Bernardel frères en 1866, avait une lourde tâche à remplir pour maintenir à son rang la réputa-
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