Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 67

La lutherie et les luthiers, 1889

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1tours, dans les S, les volutes, etc.; mais tous, sans exception, me paraissent émaner de l’un des trois types que je viens de citer.
3Un détail d’une importance capitale est le vernis.
4L’apparence des vernis varie suivant les auteurs, mais on reconnaît bien vite que la différence réside surtout dans la nuance; la pâte est presque toujours la même : les vernis de Brescia, Crémone, Milan, Padoue, Naples, Venise, etc., se laissent facilement distinguer par le connaisseur; mais la nature en est évidemment identique. On a prétendu que tous les luthiers italiens de la belle époque achetaient leur vernis chez un fabricant commun, et que chacun se contentait de lui donner la nuance de son choix; il n’y a là rien d’impossible.
6Les luthiers de la première époque paraissent, du reste, attacher peu d’importance à cette question du vernis.
8Le comte L. Valdrighi, le savant musicologue, publie à ce sujet, dans son grand et précieux ouvrage sur les faiseurs d’instruments¹, un document tiré des archives d’État et qui est vraiment curieux.
10Le duc de Ferrare avait témoigné à son correspondant à Venise, le sieur Jacopo de li Tibaldi, le désir d’avoir la recette du vernis employé par les luthiers de cette ville. Le dit sieur lui répond en ces termes :
11« Venise, 20 janvier 1526. — Le grand luthier Sigismond Maler m’a promis de me donner lundi prochain,
13¹. Nomocheliurgografia… e documenti estratti dall’archivio di stato in Modena. — Modena, 1884.

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