Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 70

La lutherie et les luthiers, 1889

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1par écrit, la recette du vernis qu’il emploie et la manière dont il en couvre ses luths. Ce maître m’a dit qu’il a deux sortes de vernis, que ce sont ses garçons qui les font et non pas lui-même… » Malheureusement, la missive contenant la recette promise n’a pas été retrouvée.
3Je terminerai ce que j’ai à dire sur l’ancienne lutherie italienne par quelques considérations sur l’usage qu’on en fait aujourd’hui et le commerce auquel elle donne lieu depuis le commencement de ce siècle : les Corelli, Tartini, Pugnani, etc., se servaient des instruments italiens à l’exclusion de tous autres ; mais en France, en Allemagne, en Angleterre, on les connaissait à peine. Léopold Mozart, dans la préface de son École de violon parue en 1770, critique vivement les luthiers de son temps qui sacrifient toujours à l’amour du gain les soins indispensables à toute bonne facture. Il ne dit absolument rien des Italiens ! les noms des Amati, Stradivari, Guarnieri, ne se trouvent pas une seule fois sous sa plume¹ !
5En France, nous voyons, à la fin du xviiie siècle, les violes de jambe anglaises jouir d’un grand succès. « Il est vray, dit Rousseau dans son Traité de la viole², que les Anglois ont réduit leurs violes à une grandeur plus commode, devant les François, comme
7¹. 2me édition, 1770. Augsbourg, Jacob Lotter… « Le plus regrettable est que nos luthiers d’aujourd’hui se donnent trop peu de peine dans la confection de leurs instruments ; ils travaillent la plupart du temps uniquement dans le but de gagner leur pain. Ils n’en sont pas seuls à blâmer. On demande du bon et on veut payer peu (préface, § 5). »
8². Jean Rousseau, Traité de la viole. Paris, 1687.

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