Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 184

La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912

16 lines. Read by computer on 5 October 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.

1fille avait épousé (vers 1744) Robert Richard, un des fameux facteurs d’orgues du xviii e siècle, qui excellait dans la facture de vieilles organisées et de pièces musicales et mécaniques dans le genre de celles créées par le célèbre Vaucanson.
3GAND (Charles-Michel), xviii e et xixe siècles, luthier à Mirecourt en 1748, mort à Versailles en 1820. Était venu se fixer dans cette dernière ville vers 1780, rue du Commerce, 71, puis rue de la Paroisse, 32, à l’enseigne : « Aux tendres accords ». Il eut deux fils, Charles-François et Guillaume.
5Nous avons trouvé plusieurs noms de la famille Gand, vers 1764, non parmi les luthiers, dans les registres des contribuables de Mirecourt, mais parmi ceux qui s’occupaient de la vente des violons, tels Nicolas Gand, marchand de violons à Mirecourt, en 1764-1765 ; Mathieu Gand, à la même époque (1).
7Le fils de Charles-Michel fut le fameux Charles-François Gand, né à Versailles, le 5 août 1787. Il devint l’élève, puis le successeur du célèbre Nicolas Lupot.
9GAND (Charles-François), xviii e et xixe siècles, luthier renommé, fils de Charles-Michel, né à Versailles, le 5 août 1787, mort à Paris le 10 mai 1845. Son père l’initia à la lutherie et le plaça ensuite comme apprenti dans l’atelier de Nicolas Lupot où il entra le 1er germinal an X (1802). Nous reproduisons le brevet d’apprentissage rédigé à cet effet le 17 juillet 1806, et que lui donna Lupot (2). Il retourna donc à Versailles, chez son père, où il resta jusqu’en 1810. Il avait aussi fréquenté l’atelier de Koliker dont il acheta plus tard le fonds situé au n° 24 de la rue Croix-des-Petits-Champs. Auparavant, il s’était établi au n° 5 de la même rue; enfin, il prit, en 1824, la succession de Lupot. Charles-François Gand avait épousé Mlle Cornélie Squimbre, d’Orléans.
11(1) Qui eut un fils, Louis-Marie Gand, fils légitime du sieur Mathieu Gand, négociant à Mirecourt, né et baptisé à Mirecourt le 11 mai 1779, dont le parrain fut noble Louis-Gabriel de Guilhermy, escuyer audit lieu, capitaine de grenadiers au régiment de Champagne et chevalier de l’ordre royal de Saint-Louis. Marraine dame Marie-Anne Harmand (alliée à la famille Jacquot), épouse du sieur Léopold Renaud, audit lieu, officier au régiment du prince de Condé. La femme de Mathieu Gand était dame Marie-Jeanne Bondette.
13Nous avons retrouvé le nom de Charles Gand, né à Mirecourt vers 1785; il était facteur d’orgues dans sa ville natale, à Mirecourt, en 1827 et avait épousé Anne-Élisabeth Mauchant dont il eut un fils, Claude-Alexis, mort à Mirecourt, le 12 septembre 1827. Charles, à cette époque, était âgé de quarante-deux ans et appartenait, selon toutes probabilités, à la famille de Charles-Michel.
15(2) Voir, page 184, le fac-simile du brevet d’apprentissage donné à Charles-François Gand par Nicolas Lupot.

The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.