Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 185

La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912

10 lines. Read by computer on 5 October 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.

1Une généalogie s’était longtemps accréditée dans la famille de nos luthiers parisiens et nous avions, sur la foi de ceux-ci, continué à la croire véritable; en effet, la famille Gand pensait que le fameux Nicolas Lupot avait donné en mariage à son élève sa propre fille. Des documents nouveaux et dignes de foi établissent que Nicolas Lupot et sa femme n’eurent pas d’enfants, mais qu’ils considérèrent comme telle, au point de vue de l’affection, la fille de Henry-Joseph Squimbre et de Marguerite-Élisabeth Delaloy, passementiers, d’Orléans. En effet, l’acte de décès de la veuve du renommé luthier Charles-François Gand était bien celui de Mlle Cornélie Squimbre, née à Orléans, vers 1794, et décédée à Paris, à l’âge de soixante-sept ans, le 8 avril 1861. Elle fut la propre mère de Charles-Adolphe et de Eugène Gand, nos célèbres luthiers français. Charles-François Gand signa plusieurs instruments, faits de 1810 à 1816, chez son père : Ch.-F. Gand fils, luthier à Versailles, 1807. Puis, lorsqu’il s’établit, 5, rue Croix-des-Petits-Champs, son étiquette manuscrite, bordée d’un filet et portant un numéro d’ordre, mentionne son titre d’élève de Lupot. Lorsque, à la mort de celui-ci, il devint luthier officiel de la musique du Roi, il adjoignit à cette qualité, sur sa firme, celle de luthier de l’École royale de musique. Nous donnons du reste, ici même, la série des transformations successives de ces différentes étiquettes.
3Ses instruments sont semblables comme patron à celui de Lupot, et les vernis des premières années de sa succession à ce maître s’en rapprochent aussi sensiblement; mais, soit qu’il en eût épuisé les réserves, soit qu’il ait voulu intentionnellement en abandonner la composition, il adopta ensuite un vernis rouge dont la transparence laisse à désirer et qui s’accusa encore davantage dans la lutherie caractéristique de la famille Gand.
5Disons cependant que les instruments de Charles-François Gand, et surtout ceux de la première époque de sa maîtrise, sont à juste titre très appréciés et tiennent un bon rang dans notre facture française moderne.
7Charles-François Gand eut deux fils, Charles-Adolphe et Charles-Nicolas-Eugène, tous deux ses élèves.
9Charles-François Gand eut l’honneur de terminer des violons, altos, violoncelles et contrebasses, laissés inachevés par Lupot, lors de sa mort. Malheureusement, à part un alto et un fond de contrebasse, la plupart de ces instruments ont disparu lors de l’incendie des Tuileries en 1871.

The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.