Scan 186
La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882
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1furent très-satisfaits de lui; beaucoup même, cédant à l’exemple, revinrent à sa cour, où les hommes les plus célèbres, Voltaire par exemple, se donnaient à l’envi rendez-vous. Stanislas fut le protecteur et l’ami des arts, des sciences et des lettres.
3Nous ne ferons pas ici de lui un nouvel éloge ; des voix plus autorisées que la nôtre ont dit tout le bien qu’il a fait, mais nous tenons cependant, en ce qui concerne la musique, à donner un modeste souvenir à celui qui fut un intelligent appréciateur du beau et un véritable artiste.
5Malgré tout, il faut déplorer la destruction de la collégiale Saint-Georges ; de la Malgrange, non achevée et rasée pour faire place à un château moderne ; du Louvre, commencé par Boffrand, démoli et remplacé par le palais du Gouvernement ; de l’antique résidence des ducs, le Palais ducal, dont il ne reste plus que la partie dans laquelle se trouve la Galerie des Cerfs ; de l’Arsenal, de la salle de l’Opéra, de tant d’autres édifices convertis, la plupart, en magasins militaires.
7Mais ces destructions, inaugurant d’une façon aussi malheureuse le règne de Stanislas, furent bien compensées par les splendeurs dont il enrichit Nancy.
9C’est un admirable coup d’œil que celui dont nous jouissons maintenant, en contemplant la place, unique au monde, à laquelle, par une juste reconnaissance, on a donné le nom de celui qui la fit tracer : nous avons nommé la place Stanislas, avec ses grilles incomparables de Jean Lamour, artiste serrurier, que le prince avait su apprécier et encourager ; ses magnifiques fontaines de Guibal et Cyfflé ; les quatre grands pavillons encadrant si bien l’hôtel de ville ; la carrière, la caserne Sainte-Catherine, l’église de Bon-Secours, les hôpitaux, enfin toutes
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