Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 224

La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882

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1ressant de M. Jules Gallay : les Luthiers italiens aux xvii° et xviii° siècles¹.
3« Au commencement du xvi° siècle, les princes de Lorraine occupaient un château de plaisance (celui de Ravenel) à une petite lieue de Mirecourt ; ils avaient leur musique à leur suite, et par conséquent leur luthier. Celui-ci se nommait Tywersus. Ses instruments ont une grande ressemblance avec ceux d’André Amati.
5« Ce Tywersus eut pour élèves Nicolas Renauld, de Nancy, qui travailla avec Nicolas et Jean Médard également de Nancy, et tous deux frères. Ceux-ci, à leur tour, formèrent Jean-Sébastien Bourdot ou Bourdet, de Mirecourt.
7« M. Fétis, dans son étude sur Stradivarius, rappelle la commande que fit Charles IX à André Amati (1566) ; il paraît certain qu’Amati vint lui-même à Paris, à cette époque, pour livrer ses beaux instruments dont quelques-uns n’étaient pas complètement terminés. Il se serait fait aider, dans cette circonstance, par Nicolas Renauld. Après le départ d’Amati, Nicolas Renauld lui succéda comme luthier du roi ; puis vinrent Jacques Renauld et Duménil. Sous Louis XIV, Médard fut appelé pour confectionner les instruments de la chapelle du roi. »
9Nous voici au terme de ce travail ; il nous sera permis, en fils reconnaissant, de saluer le berceau de notre famille, qui est en même temps celui de la lutherie lorraine : Mirecourt, qui conserva pendant longtemps encore la renommée qu’il avait si justement acquise pour la fabrication des instruments à cordes. Cette renommée a été un moment menacée par une facture vulgaire et trop rapide ; mais c’est le défaut des grandes agglomérations de corps d’état similaires dans les mêmes villes : on veut faire vite et à bon marché ; heureusement, l’élément artistique paraît avoir repris le dessus, et les envois aux récentes Expositions témoignent de ce relèvement progressif.
11Jetant un coup d’œil rétrospectif, avec M. Laprevote, auteur d’une intéressante notice sur Mirecourt, nous verrons que cette ville était connue dès 965 ; elle était fortifiée en 1229, se développait au xiii° siècle ; on y faisait de bonnes armures, de la draperie et des violons. En 1634, Chevrier dit dans ses Mé-
13¹. Paris, Jouaust, page 159. 1869.

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