Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 26

La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882

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1M. Jouin : « M. Jacquot a tout interrogé, les verrières et les sculptures des églises, les tapisseries de la tente de Charles le Téméraire, les dessins de Claude la Ruelle, de Jean la Hière, les archives de sa région et l’œuvre gravé de cet homme étonnant, le Rabelais de l’eau-forte, Jacques Callot. C’est ainsi que l’historien de la musique en Lorraine n’a rien omis des instruments en usage dans sa province, depuis la seconde moitié du xiv° siècle jusqu’au règne de Stanislas. Des instruments, M. Jacquot a passé aux musiciens et aux luthiers. C’est une histoire complète qu’il permet d’entrevoir, et tandis que la pensée suit le narrateur en son récit, l’œil s’attarde à contempler les gravures, les eaux-fortes, les chromolithographies dont M. Jacquot, en homme vraiment prodigue, a enrichi son travail. Que de gais souvenirs, que de fêtes et de tournois rappellent ces virtuoses de tout ordre, qui jouent de la viole, de la cornemuse, de la flûte ou du psaltérion ! L’auteur a dédié son ouvrage à la Lorraine, sa province natale. Nous comprenons maintenant les attentions de l’historien pour son ouvrage, et le luxe et l’éclat des illustrations : il est d’un fils bien né de ne rien refuser à une mère en deuil¹. »
3Nous n’ajouterons qu’un mot à cet éloge mérité : le goût des mêmes études devait nous faire apprécier tout particulièrement le chapitre consacré à la lutherie lorraine et à ses premiers travaux ; nous avons retrouvé dans cette revue rétrospective beaucoup de noms peu connus ou oubliés, bien lorrains, nullement allemands, en dépit de certains musicographes d’outre-Rhin, en
5¹. Séance du 12 avril 1882.

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