Scan 48
La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882
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1c'est-à-dire qu'il donnait la note aux chanteurs. On s'en servit ensuite comme de contrebasse à cordes pincées, pour marquer les temps forts ; c'est ainsi qu'il doit être considéré.
3La figure n° 9 représente un ange jouant d'un instrument qui est complètement inconnu de nos jours, et dont nous n'avons pu retrouver ni la description ni le dessin dans les ouvrages, cependant si complets, de MM. Fétis, Coussemacker, etc. C'est une sorte de haut-bois ayant un réservoir d'air assez semblable à celui des cornemuses, mais plus petit. Ce réservoir se trouve dans la partie supérieure ; nous pensons qu'il était en peau, et fournissait ainsi l'air nécessaire pour produire des sons continus et ne pas trop fatiguer l'exécutant. Nous avons eu la bonne fortune de trouver ce spécimen d'instrument, et nous nous empressons de le porter à la connaissance du monde musical.
5L'ange que nous avons dessiné et qui porte le n° 10, joue de l'orgue portatif à tuyaux.
7A ce propos, le savant architecte Viollet-le-Duc dit, dans son Dictionnaire raisonné du mobilier français :
9« Ce n'est guère qu'au xvi° siècle que ces instruments paraissent être perfectionnés » ; et plus loin : « Ces orgues de main étaient fort prisées dans les fêtes civiles, car il ne paraît guère qu'on les ait admises dans les églises, où l'on se servait de grandes orgues pneumatiques. » Il est évident qu'elles étaient en usage en Lorraine, dans les églises, pour l'accompagnement des voix, puisque nous en reproduisons ici un spécimen qui existe encore dans l'église Saint-Martin de Pont-à-Mousson. Le soufflet se trouve de côté et fonctionne à l'aide de la main gauche de l'exécutant, tandis que la droite touche le clavier. On compte trois rangées de quatre petits tuyaux
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