Scan 49
La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882
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1et deux gros, qui se trouvent à l’extrémité supérieure. L’instrument est supporté par le genou gauche de l’ange. Quelques personnes prétendent que ces instruments portatifs n’ont jamais existé, à cause de l’exiguïté du mécanisme. D’abord, les sculpteurs et les peintres ne les auraient pas placés entre les mains de leurs personnages s’ils n’avaient eu sous les yeux ces véritables instruments ; d’ailleurs, les artistes du moyen âge avaient l’habitude de reproduire exactement, avec les plus minutieux détails, tout ce qui était en usage dans ces temps ; ensuite, le mécanisme en était fort simple et devait être semblable à celui des orgues modernes à tuyaux, dites orgues de Barbarie, dont la serinette de Mirecourt est un diminutif.
3Voici les noms des organistes de la chapelle des ducs, que nous avons retrouvés dans les Archives, et qui vécurent sous ce règne :
5En 1438, messire Jacob, prêtre et maître des orgues de la collégiale Saint-Georges.
7Fin du xv° siècle, messire Hugo, prêtre et organiste ; Bertrand Lallement, Jean Guillaume, Simonet de Billy (1480-1481). Tous ces organistes se servirent de grandes orgues qui étaient en usage dans les églises de Nancy depuis 1487. Ce fut le fameux Pellegrin qui fit les premières orgues à tuyaux qu’on ait vues à Nancy (1487) ; elles furent placées dans la collégiale Saint-Georges et transférées, en 1744, à l’église Saint-Pierre.
9Les comédiens étaient en grande faveur à la cour de René II, et, si nous en parlons, c’est que nous voyons la musique constamment usitée dans les représentations de mystères religieux, et que les comédiens devaient forcément être aussi musiciens, puisque depuis 1412 les chœurs étaient mêlés aux vers qui se débitaient dans ces sortes
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