Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 116

Le musee du Conservatoire national de musique : catalogue descriptif et raisonne, 1884

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1INSTRUMENTS A CORDES MÉTALLIQU. ET A CLAVIER. 89
3Cherubini (Florence, 8 septembre 1760 — Paris, 15 mars 1842) directeur du Conservatoire de 1822 à 1842, a composé pendant les vingt-cinq dernières années de sa vie. — Cet instrument, don de Mme Duret, fille de Cherubini, est de J.-Henri Pape (Hannovre, 1789 — Asnières, 2 février 1875), qui obtint les plus hautes récompenses aux expositions de 1834 et de 1839, et compte parmi les facteurs d’un esprit vraiment inventif. (V. Notice sur les inventions et perfectionnements apportés par H. Pape dans la fabrication des pianos. Paris, Loquin, s. d., in-4°.)
5342. — Piano de Boieldieu.
7Ce piano carré n’a qu’une étendue de 5 octaves et demie. Il est sorti des ateliers du Wurtembergeois J.-G. Freudenthaler (1761-1824), facteur de pianos formé à l’école d’Érard. Fr.-Adrien Boieldieu (Rouen, 15 décembre 1775 — Jarcy, près de Paris, 8 octobre 1834) l’acheta en 1823 et il le garda jusqu’à sa mort. Il s’en servit pour écrire le 1er acte de Pharamond (10 juin 1825), dans lequel se trouve un gracieux chœur de prêtresses qu’on a chanté souvent aux concerts du Conservatoire. C’est assis devant cet instrument que Boieldieu a composé la Dame blanche (10 décembre 1825), ce chef-d’œuvre impérissable, et le premier acte de son opéra les Deux Nuits (20 mai 1829), la dernière de ses productions lyriques. (Don de son fils Adrien Boieldieu.)
9343. — Grand piano de Meyerbeer.
11Ce grand piano à 3 cordes, portant le n° 733, est des facteurs anglais Collard, que conseillait l’illustre Clementi (1752-1833). Le pianiste-compositeur J.-P. Pixis l’acheta en 1828, lors de son voyage à Londres, et il fut heureux de le mettre à la disposition de Meyerbeer pendant la longue retraite que fit à Bade l’auteur de Robert-le-Diable, l’année qu’il écrivit les Huguenots (1835).
13M. J.-B. Pixis, d’accord avec Mme Meyerbeer, a voulu que l’instrument dont s’est servi G. Meyerbeer (Berlin, 23 septembre 1791 ; — Paris, 2 mai 1864) pour écrire son chef-d’œuvre figurât à Paris dans le Musée du Conservatoire de musique. A l’intérieur de ce beau piano de concert, on lit cette inscription autographe (en allemand) : « Sur ce piano de mon cher ami

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