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Scan 25
Le musee du Conservatoire national de musique : catalogue descriptif et raisonne, 1884
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1PREMIÈRE PARTIE. — SECTION I.
3BASSE DE VIOLE : (clef de fa 4e ligne) ré, la, mi, ut, sol, ré.
4Cette manière d’accorder les instruments à archet par deux quartes en descendant suivies d’une tierce à laquelle succèdent deux autres quartes, est également celle d’accorder plusieurs instruments à cordes pincées.
6Jean Rousseau, dans son Traité de la viole (1687), nous apprend que Sainte-Colombe, vers 1675, ajouta une septième corde à la viole, pour augmenter d’une quarte l’étendue de cet instrument, et introduisit en France l’usage des « cordes filées d’argent ».
8Les rebechs n’avaient point d’éclisses comme les violes : c’étaient des instruments moins perfectionnés et destinés aux musiciens des rues ; aussi les luthiers ont-ils dédaigné d’en conserver quelques-uns, et est-il impossible d’en retrouver un seul aujourd’hui.
10La rubèbe ou rebelle du moyen âge n’eut d’abord que deux cordes, comme le rebab populaire des Arabes. L’accord de la rubèbe, au treizième siècle, était celui-ci : ut, sol d’entre les lignes de la clef de fa 4e ligne. Le ténor de rubèbe, monté de trois cordes, s’appelait gigue. Puis on constitua le quatuor de rebechs, et ces bas instruments, qui servaient surtout pour la danse, restèrent entre les mains des ménétriers et des chanteurs ambulants. La basse des concerts de rebechs était jouée par le monocorde ou par la trompette marine, et ce dernier instrument figura jusqu’en 1780 dans la musique des rois de France.
12Il serait trop long d’énumérer ici tous les ouvrages à consulter sur la famille des instruments à cordes et à archet ; nous nous contenterons d’indiquer ceux qui renferment le plus de renseignements généraux et qui résument le mieux les travaux antérieurs :
14Sibire, La Chélonomie ou le parfait luthier ; Paris, 1806. Ouvrage écrit d’après les notes données par Nicolas Lupot.
16F.-J. Fétis, Antoine Stradivari ; Paris, 1856. Livre inspiré par J.-B. Vuillaume.
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