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Scan 245
Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants d'archets, vol. 1, 1901
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1vont retrouver leurs chevilles, qui sont placées à l’extrémité du cheviller. Elles ne peuvent être actionnées, ni par les doigts, ni par l’archet. Elles vibrent par sympathie, à l’unisson de leurs sœurs, les cordes supérieures, chaque fois que l’on émet sur ces dernières un son qui correspond harmoniquement avec les leurs.
3C’est le principe de la harpe éolienne appliqué aux instruments à archet, avec cette différence toutefois que, dans la harpe éolienne, les cordes vibrent au contact de l’air, tandis que dans la viole d’amour ce sont les vibrations des autres cordes qui font résonner les cordes métalliques.
5Cette adjonction de cordes harmoniques n’augmente pas beaucoup le son de la viole, mais elle le prolonge, l’adoucit et le rend plus pur.
7Le nom charmant de viole d’amour, qui lui a été donné, désinit avec une grande poésie l’union de ces deux jeux de cordes, semblables à deux cœurs amoureux, dont l’un, tendre et timide, vibre à l’unisson de l’autre par sympathie.
9La sarangie ou sarungie du Bengale, étant montée de quatre cordes de boyau et de onze cordes métalliques, Félis en conclut que l’idée des instruments à archet et à double espèce de cordes appartient à l’Hindoustan, et dit : « La viole d’amour était connue antérieurement à Constantinople, où on la retrouve encore. Il paraît que c’est de cette ville que l’instrument a pénétré en Hongrie, par la Valachie et la Serbie….. La viole d’amour et le baryton sont nés de ce principe de résonance
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