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Scan 47
Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants d'archets, vol. 1, 1901
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1nommée Eisteddvod, qui avait lieu tous les trois ans. Des statuts édictés, au xii° siècle, par le prince de Galles, Graffied ap Cynan, réglaient tous les détails de ces concours. Le candidat qui ne réussissait pas dans les épreuves devait un pourboire au chef des bardes et était ajourné à l’Eisteddvod suivant. Cette organisation dura jusqu’au xvi° siècle, elle fut supprimée sous le règne d’Élisabeth. Depuis cette époque, des Eisteddvod ont été néanmoins réunis à des dates indéterminées, mais ils n’avaient pas conservé le même but ni le même caractère, si l’on y consérait parfois le grade de barde, ce n’était plus que comme un titre purement honorifique.
3En Irlande, les bardes étaient également estimés et honorés, mais ils perdirent de leurs prérogatives après l’assermentation de ce pays par l’Angleterre, et ne furent plus admis à la table des princes lorsque Richard II eut achevé de soumettre les chefs des quatre comtés indépendants, auxquels on donnait le titre de roi.
5Un récit curieux de Froissart peint les rapports intimes de ces chefs avec leurs bardes et leurs serviteurs, et fait en même temps connaître l’époque où ces anciennes coutumes cessèrent, c’est-à-dire vers la fin du xiv° siècle.
7Quoique les bardes irlandais passent pour n’avoir cultivé que la harpe, il sera intéressant, à cause de la situation similaire des bardes gallois, de connaître ce que raconte Froissart, d’après ce que lui a dit le chevalier Richard Scury, qui avait accompagné Richard II en Irlande :
9« Quand les Roys estoient assis à table, et servis du premier mets, ils faisoient scoir devant eux leurs menestriers et leurs prochains varlets, et manger à leur escuelle, et boire à leurs hanaps, et me disoient que tel étoit l’usage du païs, et qu’en toutes choses, réservé le lict, ils étoient tous communs. Je leur souffri tout ce faire trois jours ; et au quatrième je sei ordonner tables, et couvrir en la salle, ainsi comme il appartenloit; et sei les quatre Roys scoir à haute table, et les menestriers à une table bien census d’eux, et les varlets
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