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Scan 46
Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants d'archets, vol. 1, 1901
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1LES ANCÊTRES DU VIOLON
3Le roi lui donnait un échiquier à jouer en ivoire et la reine un anneau d'or.
4La dot de sa fille était de soixante-dix deniers, le douaire de sa femme d'une livre et demie, sa dot à lui de trois livres.
5S'il était insulté, l'injure se payait : six vaches et soixante-dix deniers.
6Son meurtre était estimé soixante-seize vaches.
7Quand il allait piller avec les soldats du roi, s'il chantait devant eux, il avait droit au meilleur taureau du butin.
8Le jour du combat, il devait chanter l'hymne bardique : Unbeniaeth Prydain, chant national de la monarchie bretonne.
9Si le roi lui demandait de chanter, il devait faire entendre trois chants de différents genres. — Si c'était la reine qui l'en priait et qu'elle le fit appeler dans sa chambre, il devait s'y rendre et lui dire trois chants d'amour, mais à demi-voix, pour ne pas troubler la cour. — Si un noble lui demandait de chanter, il était aussi tenu de lui faire entendre trois chants. Mais si un paysan l'en prie, qu'il chante jusqu'à l'épuisement, dit le législateur, voulant montrer par là que le barde appartient bien plus au peuple qu'aux rois, aux reines et aux nobles.
10Les bardes aspirants recevaient un instrument de musique lorsqu'ils passaient maîtres, soit une harpe, un crouth ou une cornemuse.
11Ces détails sont consignés dans le recueil des lois galloques, publiées par le roi Howell Dda, surnommé le Bon, qui régna de 904 à 948, et dans lequel il assigne les privilèges et les devoirs à chaque classe sociale ¹.
12Les nouveaux bardes étaient classés dans une assemblée
14¹. Les premières lois écrites sont celles de Dyunwal Moelmuth, roi de la Grande-Bretagne, environ 440 ans avant l'ère chrétienne; puis vinrent celles de Martha, reine de ce pays, qui furent traduites en saxon par le roi Alfred et enfin les lois du roi Howell, qui renferment la plus grande partie des premières. Ces lois ont été réunies et traduites en latin par Wotton et Moses William, sous le titre de Leges Wallicæ, Londres, 1730.
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