Scan 111
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1par Bousi à l'hôtel St Priest portait la date de 1749. Ce qui est parfaitement avéré par le témoignage de ses contemporains, c'est que ce facteur surpassa ses confrères par le son agréable de ses clavecins et par la légèreté de ses claviers. Il excella aussi dans l'art d'agrandir les clavecins flamands, auxquels il ajouta quatre notes au grave et à l'aigu. Blanchet eut pour élève et successeur P. Taskin, qui sut maintenir et porter à son comble la notoriété léguée par son maître. C'est seulement par les deux clavecins décrits par Bruni, que nous avons appris le nom d'Antoine Valter; l'un daté de 1724, l'autre portant cette mention : « Antonius Valter, Lutetiæ Parisiorum, 1755. » Cuisinier imagina le clavecin-vielle en 1708 (Hist. de l'Acad. des sc., p. 142 et Recueil cité p. 155); en 1734, il produisit une espèce de vielle ou petite épinette à jeu de viole de deux octaves, dans laquelle des touches faisaient mouvoir une roue remplissant l'office de l'archet (Hist. citée, p. 105). Dans le but d'obtenir une plus grande uniformité d'harmonie, Bellot fit subir quelques changements au clavecin en 1732; il construisit le grand chevalet « de manière qu'à chaque couple de l'unisson les deux cordes se trouvent de même longueur » (Hist. de l'Ac., p. 118). Bellot devint par la suite fournisseur de l'Opéra, auquel il loua, du 18 sept. 1752 au 7 avril 1753, une épinette moyennant 120 livres.
3Jacques Bourdet n'est connu que par le mémoire de réparation au clavecin de l'Opéra (2 mai 1750) que nous avons vu aux archives de ce théâtre et parce qu'il fut comptable l'année suivante, comme Pierre
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