Scan 134
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1qui sort de son service, avec ponctualité, exactitude et particulière adresse et finesse de son art.
3Le directeur de la Musique de S. A.
4Sér. le duc de Wirtemberg,
5JOMELLI.
7Ce haut témoignage nous dispense d'insister sur les qualités de cet habile artisan dont un superbe violon, fait à Orléans en 1772, enrichit le musée du Conservatoire (n° 19). Il mourut en 1804, à Paris, où il avait suivi son fils Nicolas en 1794.
9Ce dernier, le plus habile de son temps et le chef incontesté de l'école française actuelle, vint au monde à Stuttgart en 1758, peu après l'arrivée de son père en cette ville. Sous la direction paternelle et après une étude approfondie de la lutherie italienne, il parvint à construire des instruments pouvant rivaliser avec les meilleurs produits de ce pays et par conséquent bien au-dessus de ceux de ses prédécesseurs. Malgré son éloignement de la capitale, il y fut bientôt connu et Pique, qui s'était acquis une bonne réputation, lui fit faire un certain nombre de violons en blanc qu'il ne pouvait exécuter lui-même, moyennant le prix de 30 livres pour la façon¹. Nous donnerons plus loin copie de la correspondance échangée à ce sujet entre les deux luthiers. C'est probablement ce qui décida N. Lupot à quitter Orléans. Bien que fixé à Paris depuis 1794, il ne fonda sa maison
11¹ Ce prix était assez élevé. J.-B. Vuillaume ne donnait guère plus tard, que de 15 à 20 fr. pour la façon d'un violon ; aujourd'hui elle se paie de 40 à 50 fr.
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