Scan 159
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1ment il dépeignait les effets de son nouveau favori :
3Du medion que le timbre est sonore
4Que les hauts sont brillants, que les bas sont profonds,
5 Ce sont clarinets et bassons,
6C'est le hautbois, c'est la mandore, ah! etc.
8Entendez-vous tout ce tapage
9D'un combat, d'un affreux orage
10Qui confond et trouble les airs.
11Des oiseaux à présent, voici les doux concerts
12 Ma voix se mêle à leur ramage.
14Tout le monde ne partageait pas précisément ce lyrisme; on connaît l'opinion de Voltaire : « Le piano-forte n'est qu'un instrument de chaudronnier, en comparaison du clavecin » écrivait-il à Mme du Deffand; le 8 déc. 1774 avec raison, car le piano était loin encore d'avoir son caractère propre, et sa sonorité ne différait pas sensiblement de celle du clavecin, comme on peut en juger par l'instrument de Mercken (1770) dont nous parlerons tout à l'heure. Un an avant, le 20 déc. 1773, le chanoine Trouflaut, organiste de Nevers, avait écrit aux auteurs du Journal de musique :
16J'ose ajouter avec confiance que le clavecin à buffles (de P. Taskin) est très supérieur aux piano-forte… Placés chez le vendeur, ils ont de quoi plaire et séduire ;
18« Je préfère le forte-piano au clavecin pour accompagner la voix. Je trouve que le premier a plus de rondeur dans les sons et, par conséquent, plus d'analogie avec la voix que l'autre, quoique très agréable dans les morceaux d'exécution, devient paquet de clefs dans l'accompagnement ». (La Soirée du Palais-Royal, nouveau recueil d'airs, op. IX).
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