Scan 217
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1norité de celle des pianos à queue. A. BLONDEL n'a guère fréquenté les expositions; pourtant, en 1849, il avait eu ses pianos classés au troisième rang et reçu une médaille de bronze; puis, une mention en 1855. Ce ne fut qu'en 1881 qu'il se représenta devant le jury pour lui soumettre un système de double échappement pour piano droit, dit mécanique Blondel, donnant la répétition des notes quelle que soit la distance du marteau et un piano à clavier mobile, se relevant de façon à supprimer la saillie qu'il présente d'ordinaire en avant de la caisse, inventé en 1838 par ROGEZ, chez qui il avait travaillé, qui lui valurent une médaille d'argent. S'inspirant d'une disposition de son clavier mobile qui, en s'abaissant, fait ouvrir un volet formé d'une partie du panneau placé au-dessous du clavier, afin d'augmenter la sonorité comme cela a lieu avec les jalousies de la boîte expressive du grand orgue, A. BLONDEL a rendu mobile le panneau placé au-dessus du clavier et sur lequel sont fixés les flambeaux, pour le faire servir de pupitre et donner en même temps un large passage aux ondes sonores, qui ne trouvent plus d'issue suffisante depuis que la mode est venue de charger le couvercle des pianos de livres, statuettes et autres objets d'art (1890). Une des ingénieuses découvertes de cet infatigable chercheur est le piano-orgue à un seul clavier permettant de jouer séparément l'un ou l'autre de ces instruments, soit de les faire entendre simultanément ou bien encore d'employer la moitié de l'un et moitié de l'autre, de façon à obtenir les basses avec l'orgue
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