Scan 218
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1et le chant avec le piano et vice-versa. M. Alph. Blondel est mort le 26 mars 1893, laissant à son fils Alphonse-Alexandre-Ferdinand, né à Paris le 14 avril 1852, dont il avait fait son collaborateur depuis 24 ans, le soin de maintenir sa maison au rang des plus honorables où il avait su l'élever et qui lui mérita, en 1840, le titre de fournisseur de l'Académie de musique. C'est, comme l'a dit sur sa tombe M. O. Commentant, le distingué critique du Siècle, par un travail persévérant dont il a été le témoin dès la première heure, et grâce aux rares facultés d'intuition qui donnèrent naissance à leur amitié dans des circonstances peu communes, que M. A. Blondel a pu convertir l'étroit atelier où il débuta avec deux ouvriers, en une manufacture dont les produits ont reçu les suffrages des maîtres du piano : F. Planté, Marinmontel, Mme Massart, etc.
3Après avoir fait son apprentissage chez Mussard et avoir travaillé quatre ans chez H. Pape, Thibout (Amédée-Benoit), fils du luthier J.-P. Thibout, dont il sera question plus loin, s'établit fort modestement en 1840. Il n'occupa d'abord que 20 à 25 ouvriers produisant 75 à 90 pianos par an ; en 1867, il en construisait environ 500 avec 80 ouvriers tant à l'atelier qu'au dehors ; aujourd'hui la maison en emploie une centaine et fait à peu près 700 pianos. A. Thibout s'est acquis une certaine réputation pour la fabrication des instruments à prix modérés ; il reçut des médailles de bronze en 1844 et 1849, puis des médailles d'argent en 1867 et 1878. A Vienne, en 1873, il obtint une médaille de mérite. Il mourut le 14 fév. 1877, à l'âge de
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