Scan 275
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
6 lines. Read by computer on 1 October 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1Michel, luthier établi à Versailles depuis 1780, dont il a déjà été question. Ch.-F. Gand naquit en cette ville le 5 août 1787 et après s’être initié quelque temps à la lutherie sous la direction de son père, il entra comme apprenti le 1er germinal an X (1802) dans l’atelier de N. Lupot, « pour l’espace de quatre années, moyennant la somme de 732 l. seulement pour sa nourriture, plus 100 l. tournois, reçues comptant pour apprendre l’état de luthier ». Le 17 juillet 1806, à l’expiration de son contrat, il retourna chez son père à Versailles jusqu’en 1810, après quoi il revint à Paris où il s’établit rue Croix-des-Petits-Champs, n° 5, et en 1820, il acheta le fonds de Koliker, situé au n° 24 de la même rue, puis il prit en 1824 la succession de Lupot, dont il avait épousé la fille¹.
3Les rares talents de N. Lupot l’avaient fait nommer luthier de l’Ecole royale de musique et de la chapelle du roi; Ch.-F. Gand était digne de ces titres, il les obtint et fut chargé de terminer les instruments que Lupot n’avait pu achever pour la chapelle royale: 6 violons, 3 quintes, 5 basses, 4 contrebasses (1824 28). Tous ces instruments, dont quelques-uns avaient été détériorés en 1830 lors de l’envahissement des Tuileries, ont été détruits en 1871 dans l’incendie du Palais. Un fragment de la contrebasse faite
5¹ Pendant le séjour qu’il fit chez Lupot et chez son père, il construisit des instruments qu’il signa : « Gand, chez Lupot, rue de Grammont, 1805 » et « Ch. F. Gand fils, Versailles, 1807 », ainsi qu’il résulte d’étiquettes que l’on a retrouvées.
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.