Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 291

Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893

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1dans les véritables proportions par rapport au violon et au violoncelle ; la sonorité en était des plus belles, mais le maniement en était incommode et peu pratique. Son octo-basse¹ (1849-50), véritable mastodonte de 4 m. de hauteur que l’on peut voir au Conservatoire (n° 203) est de même une fantaisie sans utilité, tout comme le violon muni d’une sourdine actionnée par la pression du menton, qu’il présenta en 1867.
3L’archet, pour lequel Vuillaume recourait au concours des plus habiles faiseurs, fut aussi l’objet de ses études et il en détermina les véritables proportions d’après les plus beaux modèles de Tourte. Il essaya d’en fabriquer en acier creux (1834), mais il dut revenir au bois, beaucoup plus solide et plus souple ; puis, il en fit un dont la mèche pouvait se monter et se démonter en quelques secondes (1836). J.-B. Vuillaume mourut le 19 mars 1875, laissant près de 3.000 instruments (un violoncelle du Conservatoire porte le n° 2.876) ; il est vrai que cette énorme quantité ne lui appartient pas en propre, il occupa toujours un assez grand nombre d’ouvriers : en 1834-39, il en avait 8 à l’aide desquels il confectionnait annuellement 600 archets et 150 instruments « dont une partie passe à l’étranger », dit le rapport.
5Trois autres frères de J.-B. Vuillaume s’occupèrent de facture : Nicolas qui naquit en 1800, vint à Paris en 1832, et s’en retourna à Mirecourt en 1842, dont la lutherie est fort commune ; Nicolas-François, né le
7¹ Dubois, contrebassiste de l’opéra, avait déjà fait une octo-basse en 1834.

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