Scan 297
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1basses, ainsi qu’un fixateur à violon. Un descendant des célèbres Guadagnini, exposa une guitare en 1827 ; il n’est pas autrement connu, et L. Géo. Warnecke, de Nancy, ne l’est que par le brevet qu’il prit en 1826 pour sa guitare-basson et la mention qu’il reçut en 1827, pour ses violons, violoncelle et alto.
3Parmi les nombreux artistes qui font honneur à la lutherie française, les frères Silvestre occupent incontestablement une des premières places. L’ainé, Pierre, qui vit le jour à Sommerviller près Nancy, le 9 août 1801, fit son apprentissage à Mirecourt, chez Blaise, et vint se perfectionner à Paris chez Lupot et Gand, père. Après avoir travaillé comme ouvrier chez ce dernier, il alla s’établir à Lyon en 1829 où son frère Hippolyte, natif de St-Nicolas-du Port (14 déc. 1808), vint le rejoindre en 1831 au sortir de l’atelier de J.-B. Vuillaume. Ils restèrent associés jusqu’en 1848, époque à laquelle Hippolyte se retira. La lutherie de P. Silvestre est très estimée; d’une sonorité remarquable, d’une grande finesse d’exécution et de forme séduisante. Ce célèbre luthier mourut en 1859. Rappelé à Lyon par le décès de son frère, Hipp. Silvestre reprit la maison qu’il céda en 1865 au fils de sa sœur, Hipp. Chrétien, et retourna finir ses jours à Sommerviller (3 déc. 1879). Né dans cette dernière ville le 1er avril 1845, M. Chrétien n’avait donc que 20 ans lorsqu’il prit la succession de son oncle. Il ne faillit pas à la tâche, et sous le nom de Silvestre neveu, il a su perpétuer l’excellente réputation qui lui avait été transmise. La médaille
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