Scan 298
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1de progrès à Vienne, en 1873, une médaille d'argent en 1878 et la médaille d'or en 1889, en sont les meilleurs garants. Une coupe nette et élégante, un vernis transparent et une belle sonorité, telles sont les principales qualités des instruments de ce luthier. Il est donc à regretter que la plus grande partie de son temps soit absorbée par les réparations — dans lesquelles il excelle d'ailleurs — puisqu'elles restreignent forcément sa fabrication d'instruments neufs. Depuis 1884, M. Silvestre, neveu, a transféré son atelier à Paris, où il a vu rapidement augmenter sa clientèle grâce à son habileté et à ses persévérants efforts.
3Modestement, Séb. Paquotte (né à Mirecourt en 1800), s'installait à Paris en 1830 où il ne rechercha pas les succès bruyants ; quand il mourut en 1863, il ne s'était pas encore décidé à prendre part à une exposition. Son fils Sébastien, né le 13 sept. 1843, faisait alors ses études au Conservatoire, où il remporta un 2° accessit de violon en 1864. Ne pouvant lui succéder, c'est J.-B. Paquotte, neveu du défunt, avec lequel il avait travaillé 8 ans avant de passer 14 ans chez Lafleur, qui reprit la maison, qu'il conserva jusqu'en 1888, époque à laquelle il passa la main à ses fils Henri-Félix (né à Paris le 11 mars 1857) et Placide (né en 1864). Plus ambitieux que leurs prédécesseurs, les frères Paquotte se présentèrent à l'exposition de 1889 et obtinrent, pour leurs débuts, une médaille de bronze, une belle qualité de son ayant été reconnue à leurs violons. Il n'est pas inutile de remarquer que l'un d'eux, Henri, a fait ses études musicales au Conservatoire dans la classe de
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