Scan 308
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1M. Paul Jombar, qui après avoir travaillé quelque temps dans l'atelier Gand et Bernardel, a formé, en 1892, une maison qui n'a pas encore d'histoire.
3A côté de la lutherie artistique, la lutherie courante occupe une place honorable, et ses produits, pour ne pas avoir la valeur et les qualités de la première, ne sont pas absolument à dédaigner. Tout le monde ne peut s'offrir ces beaux instruments, œuvre patiente et personnelle d'artistes de talent, pour lesquels la précision, l'ampleur et la distinction de la sonorité sont des lois inéluctables ; il faut pour les bourses modestes et l'exportation des instruments faits rapidement, le mieux possible et coûtant peu. C'est à Mirecourt qu'est née cette spécialité. Long-temps les instruments sortis de cette petite ville des Vosges ont été considérés comme inférieurs et indignes de l'attention des amateurs, à raison des conditions dans lesquelles ils étaient établis, car, si la majeure partie des ouvriers qui ont illustré la lutherie sont originaires de Mirecourt, ce n'est qu'après avoir fréquenté des maîtres habiles et étudié sous leur direction, les plus beaux types d'instruments anciens et modernes, qu'ils sont parvenus à se distinguer. Les produits de la petite cité lorraine ne peuvent donc tirer une valeur quelconque de la grande réputation acquise par ses plus célèbres enfants. Néanmoins de réels progrès ont été faits et il est juste de constater une supériorité relative dans la fabrication. Les saines traditions de la fabrication parisienne, écrivait Lissajous en 1862, ont pénétré
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