Scan 309
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1dans les Vosges et la fabrique de Mirecourt ne sera plus désormais célèbre exclusivement par le mérite du bon marché.
3Le premier qui donna un certain développement à cette industrie, vieille de plusieurs siècles, est Didier Nicolas l’aîné, dit le Sourd. Il est le premier qui ait participé à une exposition. Il représenta la lutherie de Mirecourt à celle de 1802. Cette initiative ne fut pas alors récompensée, mais quatre ans après, force fut au jury de reconnaître les qualités de facture qui distinguaient les produits de ce luthier entreprenant, et une médaille d’argent lui fut attribuée pour ses produits personnels. En 1819 il exposa un « violon pour les symphonies » c’est à-dire de facture ordinaire, les instruments de choix étant alors appelés « violons pour les quatuors ». De bonne heure Nicolas avait initié à la fabrication son fils Joseph, né en 1796, de sorte qu’à sa mort (1833), ce dernier était en état de diriger l’important établissement qu’il lui laissa, car Nicolas n’employait alors pas moins de 600 ouvriers fabriquant pour un million d’instruments de musique dont les prix variaient de 2 fr. 50 à 60 fr. À ce titre J. Nicolas reçut une médaille de bronze en 1834. Nous ne saurions dire dans quel but il construisit en 1855 un violon à deux tables, pouvant se jouer des deux côtés et muni par conséquent de deux touches, deux chevalets, etc., l’utilité n’en est pas plus démontrée que celle du violon-alto entré récemment au musée du Conservatoire, car l’épaisseur des doubles éclisses n’en rend pas la tenue des plus faciles. J. Nicolas fils décéda en
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