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Scan 187
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
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1L’auteur, amateur instruit et patient, fait l’histoire des vernis en général depuis le xvi° siècle, donne toutes les recettes connues à cette époque, arrive à la lutherie italienne, et démontre clairement que la formule des mélanges employés par les écoles de Brescia et de Crémone n’était pas un secret bien profond, puisque, pendant près de deux siècles, tous les luthiers italiens, sans exception, ont employé un vernis supérieur qui, à de très-légères différences près, est toujours de la même pâte et ne varie la plupart du temps que par la nuance. Ce vernis, produit d’une industrie peu avancée, était médiocre pour d’autres usages, parce qu’il n’offrait pas une solidité suffisante, mais, précisément à cause de cela, il était excellent pour la lutherie; aussi, malgré les progrès réalisés dans la fabrication des vernis à la fin du xvii° siècle, les maîtres italiens le conservèrent soigneusement, parce qu’ils en avaient reconnu les précieuses qualités. C’est donc, en définitive, au peu de développements réalisés dans l’industrie des vernis que la lutherie était redevable de celui qu’elle employait alors. Mais aussitôt qu’on trouva le moyen de fabriquer ces admirables vernis laqués, polis comme la glace et très-bons d’ailleurs pour d’autres usages, la lutherie saisit l’ombre pour la proie, se lança dans des essais nouveaux : les premières formules se perdirent, s’oublièrent complètement, et les innovations ne furent pas heureuses, car on s’aperçut bientôt qu’on avait fait fausse route, et depuis lors on est à la recherche des anciens procédés.
3Dans l’ouvrage que nous avons cité plus haut, M. Mailand, après avoir énuméré les essais de tous genres auxquels il s’est
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