Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 305

Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876

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1cette branche si difficile de l’art. Ce sont eux qui, des premiers, ont commencé avec Louis Tarisio¹ ce commerce spécial, et ils y ont puisé une expérience qu’une longue suite d’années a pu seule leur fournir.
3M. G. Chanot a fait des instruments neufs qui se distinguent par leur belle facture et leur bonne sonorité; mais il excelle surtout par une grande habileté de main dans la réparation des anciens instruments.
5Artiste enthousiaste, il avait su communiquer aux siens le feu sacré : lors de l’Exposition de Paris en 1827, on fut très-surpris de voir figurer parmi les produits de la lutherie française un violon remarquable, fait par une dame, et cette dame était Mme Chanot² : c’est un fait probablement unique dans l’histoire de la lutherie.
7Mme Chanot fit plusieurs violons : elle travaillait régulièrement et avec assiduité près de son mari, et lui rendait de véritables services.
9Devenu veuf, M. G. Chanot se remaria en 1859.
11Il a quitté les affaires en 1872, époque à laquelle il céda son fonds à son beau-fils, M. Joseph Chardon, son élève, qui a su profiter de ses bons conseils et de ses leçons, car il est aujourd’hui l’un de nos luthiers parisiens les plus distingués, surtout pour la réparation et la connaissance des anciens instruments.
13M. Georges Chanot eut de son premier mariage un fils portant aussi le prénom de Georges, qui commença l’étude de la lutherie avec son père. En 1851, il partit pour Londres, où il
15¹. Les Feseurs, ch. II, pag. 121 et suiv.
16². Description d’un violon historique et monumental, par Cyprien Desmarais. A Paris, chez Dentu, au Palais-Royal, 1836, brochure in-8° de 37 pages.

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