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Scan 411
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
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1CHAPITRE I.
3grecs avait été seul en usage¹. Comme les Grecs, on se servait de leurs signes alphabétiques pour écrire les notes. Saint Ambroise, voulant donner au chant ecclésiastique une constitution fixe, réduisit les quinze modes grecs primitifs aux huit modes suivants :
5Dorien, Phrygien, Lydien, Mixolydien,
6Hypodorien, Hypophrygien, Hypolydien, Hypomixolydien.
8Les premiers furent appelés authentiques, comme choisis et approuvés par saint Ambroise, et les seconds plagaux ou inférieurs, parce qu’ils commençaient une quarte au-dessous. Saint Ambroise, après avoir réalisé ces progrès, emprunta à l’Église grecque les hymnes qui s’y chantaient, les traduisit en latin et les introduisit dans l’Église d’Italie².
10Après saint Ambroise, les neumes remplacèrent les lettres grecques dans la notation.
12Les neumes étaient des signes consistant en points, virgules, crochets, traits d’union, demi-cercles, lignes de diverses formes indiquant tout à la fois la tonalité, la valeur et l’accentuation de
14¹. On a beaucoup écrit sur le système musical des Grecs. L’exposé le plus lucide que nous en connaissions se trouve dans l’histoire manuscrite de la musique, de Dom Caffiaux. (Bibl. nat., Dép. des mss.)
16². Voici comment saint Augustin raconte dans ses Confessions l’origine de l’introduction du chant choral dans les églises d’Italie : « Il n’y avait pas longtemps que l’église de Milan avait adopté cette nouvelle coutume de consolation et d’élévation vers Dieu qui consiste à chanter en commun, ce que les fidèles faisaient avec entraînement, mêlant leurs voix et leur cœur. Il y avait à peine une année ! c’était lorsque Justine, la mère de Valentinien encore enfant, avait persécuté votre fidèle Ambroise, séduite elle-même par l’hérésie des Ariens. La foule couchait dans l’église, prête à mourir avec son évêque; alors, de crainte que le peuple ne succombât à l’ennui et au chagrin, on avait imaginé de faire chanter des hymnes et des psaumes suivant l’usage de l’Orient. » (Confessions, livre IX, chap. vii.)
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