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Scan 412
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
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1la note. Ce système des neumes, d'une complication et d'une obscurité excessives, fut usité jusqu'au xi\textsuperscript{e} siècle.
3A la fin du vi\textsuperscript{e} siècle, le pape saint Grégoire le Grand apporta de nouvelles améliorations ; il rassembla\textsuperscript{1} dans un recueil qu'il appela antiphonaire tous les chants usités jusqu'à lui dans l'Église catholique, et posa des règles fixes pour la tonalité de ces chants\textsuperscript{2}.
5On attribue généralement à saint Grégoire la substitution des lettres romaines aux neumes, dans la notation musicale ; c'est une erreur : les nombreuses copies des antiphonaires des ix\textsuperscript{e}, x\textsuperscript{e} et xi\textsuperscript{e} siècles, parvenues jusqu'à nous, sont toutes écrites en neumes. La première application qui ait été faite des lettres est due à Romain, qui vivait à Saint-Gall vers la fin du viii\textsuperscript{e} siècle\textsuperscript{3} ; il les employa, non pas pour désigner la tonalité de chaque degré, mais comme moyen explicatif joint au système des neumes, si difficile à saisir : chaque lettre depuis a jusqu'à z avait sa signification particulière, destinée à guider le chanteur dans le labyrinthe neumatique.
7Aux neumes succéda la notation en lettres romaines ; on ignore l'époque exacte à laquelle ce changement eut lieu, mais ce ne fut pas probablement avant le xi\textsuperscript{e} siècle que l'usage s'en gé-
91. Saint Grégoire, élu pape en 590, mort à Rome le 12 novembre 604. « … Verum Gregorius postmodum superveniens, plura mutavit, addidit et detruncavit. » (J.-A. Voragine, Legenda aurea, cap. CLXXXI, de sancto Pelagio, papa, p. 836, éd. de Dresde et Leipzig, 1846.)
112. On n'est pas bien d'accord sur la part qui revient à chacun de saint Ambroise et de saint Grégoire dans les améliorations mentionnées ci-dessus. (Voir ces deux noms dans Fétis.)
133. A. Schubiger, Die Sängerschule St. Gallens, Einsiedeln, 1838. Th. — Nisard, Études sur les anciennes notations musicales de l'Europe ; publié dans la Revue archéologique de Leleux, Paris, 1846-1849. — De Coussemaker, Histoire de l'harmonie au moyen âge, Paris, 1852.
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