Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 415

Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876

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1presbyterium¹, mêlant sa voix à celle des ecclésiastiques et faisant brillamment sa partie au lutrin².
3Ses connaissances musicales lui firent voir clairement que, malgré les efforts très-louables tentés par son prédécesseur, nous étions restés bien en arrière de ce qui se faisait alors en Italie. Se trouvant à Rome avec sa maison, en 774, pendant les fêtes de Pâques, il se passa entre les chantres de sa chapelle et les chantres romains une scène dans laquelle il dut intervenir.
5Une querelle s’était engagée entre eux sur la question de savoir lesquels l’emportaient.
7Les Français prétendaient avoir la supériorité; les Romains soutenaient que, ayant été instruits dans les principes de saint Grégoire, ils exécutaient avec science les chants d’Église, et que les Français, au contraire, dépourvus de méthode, écorchaient les plus beaux airs³. La dispute vint aux oreilles du roi, elle était vive! Les Romains, exaspérés par les prétentions des Français, qui, en réalité, leur étaient bien inférieurs, les appelaient
9¹. Du Peyrat, Histoire ecclesiastique de la cour, Paris, 1645, p. 155 et suiv.
10². Le presbyterium était ce que nous appelons le chœur : il était séparé du reste de l’église par des barreaux ou balustrades en fer ou en bois que l’on nommait en latin cancelli. Il était sévèrement interdit aux laïques de pénétrer dans le presbyterium; il y a dans les Capitulaires de Charlemagne une ordonnance spéciale à ce sujet. On retrouve souvent dans les règlements des églises par les archevêques, au moyen âge, ces mots : Ut laici infra cancellos non stent. (Baluze, Paris, 1780, Capitulaires de Charlemagne, tome Ier, p. 1087, livre VII, chap. CCLXXIX.) Le presbyterium tirait son nom des presbyteri. Le presbyter était un ecclésiastique non encore ordonné, dont les attributions sont longuement énumérées dans les Capitulaires ainsi que les règlements qui le concernent; entre autres obligations, il devait savoir chanter et connaître le Psaultier par cœur : Ut cantum et compotum sciat; ut totum Psalterium memoriter teneat. (Capitulaires, tome Ier, p. 417.)
11³. « Gallos corrupte cantare et cantilenam sanam destruendo dilacerare. » (Baronius, Ecclesiasticae annales, vol. XIII, § LXX, p. 224.)

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