Scan 102
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1du nouvel acquéreur, ou plutôt à la main de l’artiste dont cet écrit renferme les observations. Maintenant que, dans cet instrument sublime, la beauté et l’excellence se trouvent si merveilleusement assorties, qu’il est impossible de décider laquelle des deux l’emporte; maintenant que son ramage se rapporte à son plumage, c’est bien, selon lui et selon moi, le Phénix des hôtels de tous les étuis de l’univers.
3Je cesse de parler en tierce personne; aussi bien, tel qui me connaît, et me lit, n’est pas dupe de ma tournure, et sait fort bien que cet amateur, propriétaire du violon des violons, qui ne le troquerait pas pour un empire, c’est moi-même. Les musiciens qui ci-devant croyaient lui faire une grâce de le jouer, et qui l’appelaient par pitié un beau violon de parade, peuvent venir désormais; et quand ils sentiront ce qu’il est devenu, ils voudront bien me dire quel est le nom qui lui convient; où s’ils sont embarrassés de le définir, du moins il ne leur restera plus l’ombre de doute sur l’effet incompréhensible que produit dans un Violon le parfait accord du chevalet et de la barre.
5J’ai insinué, au commencement de cet article, que le manche du Violon, bien qu’il ne semble être qu’une pièce de rapport, avait aussi sa part dans la mise commune; et je n’ai garde de me
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