Scan 105
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1le long de votre gouttière par la fatale issue que vous lui préparez, et va se résoudre en un frémissement inutile qui étonne la main et est perdu pour l'organe. Qua data porta ruit. Puisque l'union fait la force, ne serait-il pas plus naturel d'aider à l'ascension de l'air qui tend à s'élever, que de l'arracher partiellement de sa direction, de le diviser et de l'amortir? Avec une touche pleine et la clôture du manche, vous opposeriez à l'air et au son une matière solide et une espèce de mur contre lequel ils viendraient rebondir. La vérité est qu'une foule de personnes courroucées très-mal à propos contre les cordes, et surtout contre la chanterelle, qui est de toutes la plus sensible, finissent par se réconcilier avec elles d'après la simple substitution d'une touche pleine à une touche vide; ce qui achève de démontrer que la touche, comme le manche, n'est rien moins que parasite, et qu'enfin les plus minces détails qui ont trait à l'unité sont toujours dans le Violon d'une très-haute conséquence.
3Telles sont les observations importantes que j'ai cru devoir rendre publiques en faveur de ceux qui pourraient les ignorer. Ce ne sont encore que des lueurs; mais pour un artiste qui réunit à une certaine dose d'intelligence l'habitude du travail, des lueurs sont des lumières.
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