Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 104

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1servais que la touche seule, qui cependant n’en est qu’une partie additionnelle, a, elle-même, sur les sons une influence marquée, soit en bien, soit en mal, selon qu’elle est construite et posée avec intelligence, ou rabotée sans précaution et jetée comme au hasard? Ce serait un surcroît de preuve qui ferait ressortir davantage l’évidence du principe. Peut-être n’en faudrait-il pas davantage pour faire tomber enfin une criante et très-abusive méthode, si universellement adoptée, qui consiste à creuser la touche, et à former une petite coulisse entre elle et le massif du manche. A quoi bon cette arcade pratiquée sous la voûte de la touche, et prolongée jusqu’au sillet, entre l’érable et l’érable? pourquoi ce long canal demi-circulaire, et par là même plus attirant; ce petit caveau, tout cet espace vide, qui débauche l’air porteur de la voix, et en entraîne une partie pour l’absorber en pure perte? Ce n’est pas le manche qui doit sonner; c’est le coffre. Sous le mouvement de l’archet, l’air aggloméré doit jaillir en masse, suivre, en s’élançant des ouïes, la ligne perpendiculaire, pour aller frapper l’oreille du joueur; et vous, au contraire, avec vos procédés à contre-sens, vous l’étranglez à sa sortie, vous en détachez maladroitement une portion qui s’extravase et divague, se rabat obliquement, s’enfile bien vite

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