Scan 110
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1ne pas le constituer en dépense, soit de peur qu’en enlevant de son Violon un mauvais vernis, il ne courût les risques de s’en donner à lui-même, dans un genre différent, un autre qui fût encore pire. Le propriétaire se douta de la délicatesse de l’artiste, et exigea sa décision avec cette confiance que l’état du fabricateur et son caractère le forcent toujours à respecter. Celui-ci fit part à l’autre de sa décision; il fallut la preuve. On dépoissa le violon pour l’habiller plus à la légère. A peine dégagé de l’oppression, il respira et rendit tout d’un coup de beaux et larges sons qui demeurèrent, malgré l’application de trois couches nouvelles de vernis. L’effet surpassa les espérances de l’amateur, et ne lui laissa aucun doute sur la cause du mal; d’où le luthier aurait conclu, quand il n’en eût pas été très-assuré d’avance, qu’un vice de naissance aussi fortement prononcé n’aurait pu disparaître autrement, et que sans la possibilité de remettre à nu le Violon pour l’endosser d’une étoffe plus aérienne, cette espèce de grippe originelle eût été un mal incurable.
3Je pourrais pousser bien plus loin tous ces détails relatifs à la fabrication des instruments; mais je m’arrête. Aussi bien je crois entendre crier au système contre l’artiste profond qui cautionne ces principes, par tel grimaud qui
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