Scan 134
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1point admettre de remplaçant. Quand ensuite l’air extérieur fait irruption et veut entrer à force ouverte en dépit de son adversaire, il reçoit un rude choc de l’air interne, qui, de son côté, fait effort pour le neutraliser ou l’amortir, et ne lui cède à regret une demi-victoire, qu’après l’avoir long-temps balancée.
32° Cette exténuation des deux tables nécessite leur flexibilité, et conséquemment une exagération nuisible dans la tension des cordes pour les amener au ton, tandis qu’elles devraient y arriver sans secousses. Si, prenant l’a-mi-la de la flûte, on observait, à l’aide d’un microscope, les convulsions de la table harmonique sous le poids qui la presse, on verrait s’incliner le centre et les flancs remonter ; d’où l’on conclurait avec raison que le violon, aux abois, demande grâce à la main qui l’accorde. Ainsi ces instruments, très-précieux par la beauté des formes, sont très-difficiles à monter juste, très-sujets à fausser ou à casser des cordes, comme aussi très-favorables à l’engourdissement et à la torpeur des sons, qu’ils envoient péniblement au lieu de les lancer, donnant de plus une foule de notes louches, lugubres, larmoyantes, et enveloppées par une espèce de sourdine artificielle. Avec eux il n’y a pas le mot pour rire ; ils ne savent peindre que la douleur ; réservons-les pour l’adagio, et ne les
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